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Médiathèque de Saint-Fons

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1914-1918 : L’Hôpital militaire de Saint-Fons

La première guerre mondiale a entraîné de grands changements dans la vie quotidienne des Sainfoniards. À partir d’août 1916, L’Hôpital complémentaire n°54 ouvre ses portes à Saint-Fons pour accueillir des soldats souffrant de maladies pulmonaires.

Une centaine d’hôpitaux ont été mises en place dans la région lyonnaise au cours de la première guerre mondiale. Reliée par chemin de fer à la Suisse, Lyon constitue la destination de convois en provenance d’Allemagne, pour rapatrier les prisonniers grands blessés que s’échangent les pays en guerre.

Parmi eux figurent des soldats européens, mais aussi des militaires des colonies. Si beaucoup succombent, les convalescents contribuent à la coloration nouvelle de l’agglomération lyonnaise. Ce sont les villes de la périphérie de Lyon qui concentrent les plus importants « hôpitaux complémentaires », vers lesquels sont aiguillés non seulement les coloniaux, mais aussi les victimes d’accidents du travail dans les usines qui produisent explosifs ou produits chimiques dangereux.

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Dans les champs qui bordaient la rue Joseph Forest (actuelle rue Mathieu Dussurgey) on construit rapidement un groupe de douze bâtiments. Ce groupe constituera l’hôpital complémentaire portant le numéro 54 dit Hôpital « Baraquié ».

Cet hôpital complémentaire d’une capacité de 400 lits, se spécialisera dans les soins d’affections respiratoires. En plus des soldats blessés ou malades évacués du front, cet hôpital traitera aussi le personnel militaire ou civil employé dans les arsenaux et les usines de Saint-Fons.

Après la guerre, l’Hôpital Complémentaire n°54 est reconverti par l’Autorité militaire en centre sanitaire pour les soldats affectés de maladies cutanées et vénériennes. Il fermera définitivement ses portes le 25 mai 1920.

Nous ignorons le nombre de malades qui ont été soignés dans cet établissement sainfoniard durant ces quatre années, mais 341 patients y ont trouvé la mort. 279 ont été ensevelis dans le cimetière communal, en particulier des ouvriers chinois dont les sépultures ont été détruites dans les années 1920. Parmi les soldats décédés à l’hôpital complémentaire, 44 reposent encore dans le carré militaire du cimetière communal.