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Médiathèque de Saint-Fons

Espace Abonné

sejour zambie safariDécouvrez les lectures coups de cœur des participantes des Rencontres littéraires.

Et partez à la découverte d'une littérature, souvent méconnue, dans laquelle s'exprime la diversité des pays d'Afrique !

 

 

 

 

 



Odeur des pommesL’odeur des pommes de Mark BEHR (Afrique du Sud)
1973, Marnus a dix ans. Il vit au Cap et rêve d'être un jour aussi fort que son père, le plus jeune général de l'armée sud-africaine. Ce dernier reçoit souvent la visite de militaires, venus soutenir le régime de l'Apartheid. Cette fois, il s'agit d'un général chilien, l'énigmatique M. Smith. L'arrivée de cet étranger menace l'équilibre de la famille. Marnus est le témoin de ces bouleversements mais ce n'est que bien plus tard qu'il comprendra la portée cruelle de ce qu'il a vu et de ce qu'il a tu, complice malgré lui. Un premier roman bouleversant. Le portrait d'une famille et d'une société dévastée.

L’avis de Roselyne
Livre intéressant qui décrit la vie des Afrikaners. Mais il est dommage qu’il ne comporte ni lexique, ni explications sur la situation historique et politique du pays.



KouroumaLes soleils des indépendances d’Ahmadou KOUROUMA (Côte d’Ivoire)
Quel sera le sort de Fama, authentique prince malinké, aux temps de l'indépendance et du parti unique ? L'ancien et le nouveau s'affrontent en un duel tout à la fois tragique et dérisoire tandis que passe l'histoire, avec son cortège de joies et de souffrances. Au-delà de la fable politique, Ahmadou Kourouma restitue toute la profondeur de la vie africaine, mêlant le quotidien et le mythe dans une langue réinventée au plus près de la condition humaine. Dès sa parution en 1970, ce livre s'est imposé comme un des grands classiques de la littérature africaine.

L’avis de Claude
Ce roman décrit la vie du peuple malinké chez qui les traditions prévalent sur les institutions. Il aborde les thèmes de l’infertilité et de l’excision. Très beau livre, très bien écrit.


La petite Peule

La petite peule de Mariama BARRY (Sénégal)
Naître femme au Sénégal n'est peut-être pas une bénédiction du Ciel. Mariama Barry en sait quelque chose. Elle trouve les mots pour évoquer les émotions de son enfance. Au cours de son itinéraire, elle croise le mépris, l'incompréhension, et subit de profondes blessures physiques et morales. Elle ne se plaint pas : elle raconte. Et raconter, c'est se révolter : contre le machisme imbécile, contre la mauvaise application des traditions cultuelles ou culturelles et contre cette suprême injustice pour un enfant : l'égoïsme de l'adulte. De la " case départ " à la décision de vivre autrement par la " Petite Peule " devenue une femme qui a peur d'aimer.

L’avis de Monique
Tranche de vie d’une jeune femme sénégalaise qui s’ouvre sur le supplice de l’excision. Malheureusement, malgré l’intérêt du propos, ce livre n’est pas très bien écrit.

MukasongaNotre-Dame du Nil de Scholastique MUKASONGA (Rwanda)
Au Rwanda, un lycée perché sur la crête Congo-Nil réunit des jeunes filles dont les familles espèrent qu'elles parviendront vierges au mariage négocié pour elles dans l'intérêt du lignage. Prélude au génocide, le huis clos, où doivent vivre des lycéennes encerclées par les nervis du pouvoir hutu, fonctionne comme un microcosme existentiel. Prix Renaudot 2012.

L’avis de Marie-Thérèse
Lecture intéressante.

 

petit piment de alain mabanckouPetit Piment d’Alain MABANCKOU (République du Congo)
L'histoire de Petit Piment, un jeune orphelin effectuant sa scolarité dans une institution d'accueil catholique. Lors de la révolution socialiste, il en profite pour s'évader. Adolescent, il commet toutes sortes de larcins. Il trouve refuge auprès de Maman Fiat 500 et de ses dix filles. Mais de nouvelles épreuves lui feront perdre la tête.

L’avis d’Yvette
Roman bien écrit et distrayant.

   


Verre casseVerre cassé  d’Alain MABANCKOU (République du Congo)
Verre Cassé est un client assidu du "Crédit a voyagé", un bar congolais crasseux. Un jour, le patron lui propose d'écrire les histoires héroï-comiques des habitués, une troupe d'éclopés aux destins pittoresques ... Dans cette farce métaphysique où le sublime se mêle au grotesque, Alain Mabanckou nous offre le portrait truculent d'une Afrique drôle et inattendue.

L’avis de Catherine
Livre à l’écriture truculente, mais trop crue pour son goût. 


 

Femme sans sepultureLa femme sans sépulture d’Assia DJEBAR (Algérie)
La femme sans sépulture, c'est Zoulikha, héroïne oubliée de la guerre d'Algérie, montée au maquis au printemps 1957 et portée disparue deux ans plus tard, après son arrestation par l'armée française. Femme exceptionnelle, si vivante dans sa réalité de mère, d'amante, d'amie, d'opposante politique, dans son engagement absolu et douloureux, dans sa démarche de liberté, sa présence irradiante flotte à jamais au-dessus de Césarée...

L’avis de Camille
Bien écrit et agréable à lire.

 


Rue DarwinRue Darwin de Boualem SANSAL (Algérie)
Après la mort de sa mère, Yazid, le narrateur, décide de retourner rue Darwin dans le quartier Belcourt, à Alger. Une figure domine cette histoire : celle de Lalla Sadia, dite Djéda, toute-puissante grand-mère installée dans son fief villageois, dont la fortune immense s’est bâtie à partir du florissant bordel jouxtant la maison familiale. C’est là que Yazid a été élevé, avant de partir pour Alger. L’histoire de cette famille hors norme traverse la grande histoire tourmentée de l’Algérie, des années cinquante à aujourd’hui. Boualem Sansal nous emporte dans un récit truculent et rageur dont les héros sont les Algériens, déchirés entre leur patrie et une France avec qui les comptes n’ont toujours pas été soldés.

L’avis de Maryse
Le livre décrit l’Algérie d’après-guerre. Il est bien écrit, quoique dur et un peu cru.

Nouvelles voix africainesEtonnants voyageurs. Nouvelles voix d'Afrique. Anthologie présentée par Michel Le Bris (Afrique francophone)
Une nouvelle littérature est en train de naître en Afrique. Héritière de ses « grands ancêtres », certes, mais surtout vivante, dérangeante, foisonnante. Soucieuse de dire le monde, avec ses rythmes, son énergie, ses langages vrais. Des vertigineux jeux de masques de Kossi Efoui à l’écriture nomade d’Abdourahman Waberi, de la « parole projectile » de Sami Tchak aux labyrinthes de Florent Couao-Zotti, du lyrisme maîtrisé d’Alain Mabanckou au face-à-face avec les monstres de Boubacar Boris Diop ou l’écriture noire d’Aida Mady Diallo : voici dix-huit auteurs, parmi les plus grands, de cette « nouvelle vague » en forme de déferlante.

L’avis de Françoise
Recueil de nouvelles passionnant. Les auteurs expriment leur imaginaire, au-delà des faits sociaux et historiques.

Ben Jelloun Tahar Le Dernier AmiLe dernier ami de Tahar BEN JELLOUN  (Maroc)
Vers la fin des années cinquante, à Tanger, deux adolescents, Mamed et Ali, se rencontrent au lycée français et se lient d'amitié. Étalée sur une trentaine d'années, leur relation sera tissée de malentendus, d'épreuves subies ensemble, mais aussi de jalousie muette et de trahison. Une amitié incandescente qui ressemble à une histoire d'amour qui tourne mal. Chacun des personnages donne tour à tour sa version des choses. Et l'on constate qu'ils n'ont pas vécu la même histoire. À la naïveté de l'un répond l'égoïsme pervers et destructeur de l'autre. Au-delà, ce roman laisse aussi entrevoir une société complexe et contradictoire, offrant un portrait cruel du Maroc des années de répression et des désillusions qui s'ensuivirent.

L’avis de Jeannine
Livre assez court qui retrace une histoire d’amitié à travers deux versions différentes. Bonne lecture.